La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 33 : Explications

 

            Enfin, Madame Pomfresh autorisa Harry à quitter l’infirmerie. S’étant assurée une dernière fois, qu’il avait bien récupéré, l’infirmière le “lâcha”. Vu l’heure matinale, Harry supposa que les autres élèves devaient déjà être dans la Grande Salle, qui était, effectivement, bondée.

 

            Harry, ignorant les regards curieux des élèves, traversa la pièce et s’assit entre Ron et Hermione.

 

            “- Alors, ça va ? lui demanda Hermione.

 

             - Bien sûr que oui ! Sinon Madame Pomfresh ne m’aurait pas laissé sortir de l’infirmerie ! la rassura Harry.

 

             - Et tu compte faire le match de demain ?

 

             - Hermione ? Pour rien au monde je ne voudrait  rater une occasion de battre Malefoy !

 

             - Hum ! Ah ! Harry, tant que j’y pense ! se rappela soudain Hermione. On a vu Dumbledore ce matin et il nous a chargé de te dire, au cas où on te verrait avant lui, qu’il voulait te voir à son bureau, dès que tu le pourrait !

 

             - D’accord ! Mais je peux quand même mangé quelque chose avant non ? plaisanta Harry. D’accord, on ne meurt pas de faim à l’infirmerie, mais ça ne vaut pas les repas, à la Grande Salle !”

 

            Une demi-heure plus tard, les Gryffondor quittaient la Grande Salle, pour aller en cours.

 

            “- Dites à Chourave que je serais un peu en retard ! lança Harry à Ron et Hermione, alors qu’ils sortaient dans le Parc.

 

             - D’accord ! A tout à l’heure !”

 

            Harry prit ensuite la direction du bureau directorial, un peu impatient de savoir ce qui s’était réellement passé.

 

            Passé la Gargouille, il prit l’escalier en colimaçon qui le mena à la porte, ouverte, du bureau où, visiblement, Dumbledore l’attendait depuis un petit moment.

 

            “- Ah, te voilà, Harry ! lança Dumbledore en l’apercevant. Assis-toi ! Alors, comment te sens-tu ?

 

             - Très bien ! assura-t-il, tandis que Fumseck venait se poser sur le dossier de sa chaise.

 

             - Bien ! Je suppose que tu compte jouer, demain, non ?

 

             - Normalement ! Si personne n’y voit d’objection, tout du moins !

 

             - Bon, dans ce cas, venons en au fait ! Je ne t’ai pas fait venir dans mon bureau pour te parler de Quidditch, mais de ce qui s’est passé à New Castle, comme tu dois t’en douter. Je dois te dire que ce que tu as fait était très dangereux, et irresponsable ! Surtout d’entraîner dans l’affaires, deux de tes camarades ! Et puis, l’effort que tu as fournit aurait pû te tuer ! Tu as été trop exigeant avec toi-même ! Mais, ce que tu as fait à, une fois de plus, prouver ton courage, ton audace, et ta détermination. Ton ami, Ron, m’a expliqué comment il avait essayé de t’en empêcher, mais que tu avais quand même tenté le coup, coûte que coûte ! Mais, avant de te raconter ce qui s’est passé, je voudrais avant, t’expliquer deux petites choses, qui devrait t’aider à mieux comprendre ce qui s’est passé. La première concerne la médaille. Tu as sûrement dû remarquer des “évènements bizarres” depuis que je te l’ai donné, non ? Eh bien, cette médaille est un secret des Gryffondor, car elle joue plusieurs rôles essentiels. Tout d’abord, elle a l’effet protecteur, dont je t’ai déjà parlé, mais elle a aussi un effet de “canalyseur” en limitant un peu tes pouvoirs et elle a aussi comme rôle de les décupler, au moment voulut. Mais la prise de conscience des pouvoirs peut être dangereuse s’ils sont révélés trop tôt...

 

             - C’est pour ça que vous ne m’aviez donné la médaille que cette année ?

 

             - Oui, en effet ! En règle général, la médaille canalise les pouvoirs de son détenteur, tant qu’il est mineur. Là, il est alors préparé, physiquement et psychologiquement à ses pouvoirs ! Mais, pour je ne sais quelle raison, il se trouve que tes fortes capacités se sont réveillées un peu trop tôt, et la médaille n’a fait que les décupler. Et cela aurait pû te tuer, Harry. Et c’est pour ça que, après ce qui s’est passé à New Castle, il n’était pas étonnant que tu ait passé trois semaines, inconscient, à l’infirmerie. Quand à la deuxième chose, je pense que, d’après ce qu’il m’a dit, tu as, en partie du moins, deviné la vérité. Mais je lui laisserai le soin de t’expliquer le reste, après tout, c’est une affaire de famille !

 

             - D’accord ! lança l’adolescent, sachant très bien de qui il voulait parler. Et qu’est-ce qui s’est passé, là-bas, à New Castle ?

 

             - Avant tout, je voudrais te dire que ce que tu as fait était très irresponsable ! Je vous avais dit de partir, mais cependant, vous êtes, tous, restés !

 

             - Tous ? Mais je croyais que Ron...!

 

             - Harry, tu croyais vraiment que ton meilleur ami allait te laisser seul, face à Voldemort ? Non, il est resté au manoir, mais lui, en essayant de te rejoindre, il a malencontreusement rencontré les Mangemorts, et les prisonniers. Ton ami Ron a eu le bon sens de rester à l’écart des Mangemorts, tandis que toi, et...”Laurent”, vous faisiez prendre, et il a réussit à attirer l’attention des prisonniers. Voldemort a été ensuite distrait, par les deux animagi qui ont soudain débarqués, pour te soutenir, et Fumseck...

 

             - En parlant de Fumseck, pourquoi Voldemort l’avait-il enfermé ?

 

             - On ne peux pas tuer un phénix, Harry ! Et quand Fumseck est revenu, après qu’il t’ai apporté la lettre, Voldemort a compris que c’était plus malin de l’enfermer, pour qu’il ne puisse plus porter de courrier à qui que ce soit. Mais Fumseck leurs a causé bien des difficultés. Une cage normal n’est pas un obstacle pour un phénix. Et il s’est libéré plus d’une fois. Finalement, Voldemort a réussi à l’enfermer dans une cage d’où Fumseck ne pouvait sortir.

 

             - Euh, professeur, une question..., je croyais que l’Avada Kedavra...!

 

             - Oui, l’Avada Kedavra tue ! Tu le sais même mieux que quiconque, pour y avoir échapper plus d’une fois !

 

             - Mais, alors...!

 

             - Je vois que tu te demandes ce qui c’est passé ! remarqua Dumbledore, en souriant. Tu sais que je t’ai souvent dit qu’on ne pouvait rien faire contre la mort. Et bien, il semble que, une fois de plus, tu m’ait prouver le contraire !

 

             - Hein ? s’étonna Harry, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire. Comment...?

 

             - La remontée de tes pouvoirs, combinée, je pense, au pouvoir des larmes de Fumseck, ont, en quelque sorte, annulé le sortilège, mais, cet effort était trop considérable. Surtout pour toi ! Tu n’étais pas encore prêt à ça ! Tu as beaucoup de chance de t’en être sortit vivant !”

 

            Le silence s’installa, simplement troublé, par le crépitement du feu, dans la cheminée.

 

            “- Bon, sur ce, tu ferai bien de rejoindre tes camarade, en cours, sauf si tu as des questions ?

 

             - Non, c’est bon ! assura Harry, en se levant.

 

             - Au fait, Harry ! intervint Dumbledore, alors que Harry s’apprêtait à quitter le bureau. Rien ne t’oblige à aller lui parler tout de suite ! Et, une dernière chose, bien que je ne sois pas censé prendre partie, en tant que directeur, bonne chance pour le match de demain ! Autant que la coupe reste chez les Gryffondor, non ?

 

             - On fera ce qu’on pourra pour la garder encore longtemps !” répondit Harry en souriant, avant de quitter le bureau.

 

            Harry, sortit du bureau, rejoignit ses amis au cours de Botanique. Il croisa alors le regard de “Laurent”, qui esquissa un bref sourire. Harry réfléchissait à ce que lui avait dit Dumbledore, et il décida d’aller lui parler, après le match contre Serpentard. Là, il aurait tout le temps de lui parler. Le reste de la journée passa tranquillement. Ron et Hermione s’abstinrent de lui poser des questions. Les prisonniers avaient tous été libérés. Mais les cours de Potions étaient toujours annulés, ce qui ne déplaisait pas à la plupart des élèves.

 

            Ce soir-là, alors que les autres élèves dormaient, Harry, qui avait toujours avec lui le dossier des archives, tomba enfin sur ce qu’il cherchait. Un article qu’il avait aperçut, lors de ses recherches avec Ron, mais auquel il n’avait pas fait attention, sur le coup. L’article, était écrit en ces termes :

 

                        Fin de tournoi sensationnelle

 

            La cent cinquième édition annuelle de la Coupe internationale de Quidditch, junior, qui opposait chaque année les meilleures équipes de Quidditch des différentes écoles de sorcellerie du monde, a été remportée par l’équipe du collège anglais de Poudlard. Cette année, le tournoi s’était étendu aux écoles Européennes, et cette cent cinquième édition était donc la première participation, à un tournoi officiel, de ces jeunes adolescents anglais, tous âgés entre 12 et 18 ans, qui étaient considérés par beaucoup, comme les outsiders de la Coupe. Accompagnés de leur directeur, Albus Dumbledore et du responsable de leur maison, le professeur Minerva McGonagall, ces sept élèves se sont montrés à la hauteur de leur attente, et même plus. L’équipe anglaise s’est jouée des équipes adverses, gagnants aisément chacun de leurs matchs. Mais l’apothéose a été certainement la finale du tournoi qui a opposé l’équipe anglaise, à celle du Brésil, championne en titre, dix fois de rang. A l’étonnement général, après un match haletant, qui dura plus de trois heures, les anglais l’emportèrent, sur le score écrasant de deux cent quatre-vingt à quatre-vingt- dix. Grâce à l’habileté de leur attrapeur, Conrad Delarte, et aux réflexes de leur Gardien, et Capitaine, James Potter, les anglais ont sû s’imposer, devant le public brésilien, où avait eu lieu, cette année, le tournoi. Nous espérons donc que cette première expérience, plus que concluante, encouragera les autres écoles européennes à prendre part à ce tournoi qui a pour but de renforcer les liens entres les sorciers du monde entier !

 

            L’article était accompagné d’une photo qui représentait les sept joueurs vainqueurs, vêtus de robes écarlates, et de leurs accompagnateurs. Harry n’eut aucun mal à repérer son père qui, sur la photo, devait avoir près de quinze ans, et tenait la coupe du tournoi.

 

            “Je me disais bien qu’il me rappelai quelqu’un ! pensa Harry, après avoir posé le dossier sur sa table de chevet. J’en reviens pas que je n’ai pas compris plus tôt ! Enfin, à priori, c’est ce qu’ils espéraient, que je ne comprenne pas trop tôt ce qui se passait !”

 

 

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