La vengeance de Voldemort
Enfin, Madame Pomfresh autorisa Harry à quitter
l’infirmerie. S’étant assurée une dernière fois, qu’il avait bien récupéré,
l’infirmière le “lâcha”. Vu l’heure matinale, Harry supposa que les autres élèves
devaient déjà être dans la Grande Salle, qui était, effectivement, bondée.
Harry, ignorant les regards curieux des élèves, traversa
la pièce et s’assit entre Ron et Hermione.
“- Alors, ça va ? lui demanda Hermione.
- Bien sûr que
oui ! Sinon Madame Pomfresh ne m’aurait pas laissé sortir de l’infirmerie ! la
rassura Harry.
- Et tu compte
faire le match de demain ?
- Hermione ? Pour
rien au monde je ne voudrait rater une
occasion de battre Malefoy !
- Hum ! Ah !
Harry, tant que j’y pense ! se rappela soudain Hermione. On a vu Dumbledore ce
matin et il nous a chargé de te dire, au cas où on te verrait avant lui, qu’il
voulait te voir à son bureau, dès que tu le pourrait !
- D’accord ! Mais
je peux quand même mangé quelque chose avant non ? plaisanta Harry. D’accord,
on ne meurt pas de faim à l’infirmerie, mais ça ne vaut pas les repas, à la
Grande Salle !”
Une demi-heure plus tard, les Gryffondor quittaient la
Grande Salle, pour aller en cours.
“- Dites à Chourave que je serais un peu en retard !
lança Harry à Ron et Hermione, alors qu’ils sortaient dans le Parc.
- D’accord ! A
tout à l’heure !”
Harry prit ensuite la direction du bureau directorial, un
peu impatient de savoir ce qui s’était réellement passé.
Passé la Gargouille, il prit l’escalier en colimaçon qui
le mena à la porte, ouverte, du bureau où, visiblement, Dumbledore l’attendait
depuis un petit moment.
“- Ah, te voilà, Harry ! lança Dumbledore en
l’apercevant. Assis-toi ! Alors, comment te sens-tu ?
- Très bien !
assura-t-il, tandis que Fumseck venait se poser sur le dossier de sa chaise.
- Bien ! Je
suppose que tu compte jouer, demain, non ?
- Normalement !
Si personne n’y voit d’objection, tout du moins !
- Bon, dans ce
cas, venons en au fait ! Je ne t’ai pas fait venir dans mon bureau pour te
parler de Quidditch, mais de ce qui s’est passé à New Castle, comme tu dois
t’en douter. Je dois te dire que ce que tu as fait était très dangereux, et
irresponsable ! Surtout d’entraîner dans l’affaires, deux de tes camarades ! Et
puis, l’effort que tu as fournit aurait pû te tuer ! Tu as été trop exigeant
avec toi-même ! Mais, ce que tu as fait à, une fois de plus, prouver ton
courage, ton audace, et ta détermination. Ton ami, Ron, m’a expliqué comment il
avait essayé de t’en empêcher, mais que tu avais quand même tenté le coup,
coûte que coûte ! Mais, avant de te raconter ce qui s’est passé, je voudrais
avant, t’expliquer deux petites choses, qui devrait t’aider à mieux comprendre
ce qui s’est passé. La première concerne la médaille. Tu as sûrement dû
remarquer des “évènements bizarres” depuis que je te l’ai donné, non ? Eh bien,
cette médaille est un secret des Gryffondor, car elle joue plusieurs rôles
essentiels. Tout d’abord, elle a l’effet protecteur, dont je t’ai déjà parlé,
mais elle a aussi un effet de “canalyseur” en limitant un peu tes pouvoirs et
elle a aussi comme rôle de les décupler, au moment voulut. Mais la prise de
conscience des pouvoirs peut être dangereuse s’ils sont révélés trop tôt...
- C’est pour ça
que vous ne m’aviez donné la médaille que cette année ?
- Oui, en effet !
En règle général, la médaille canalise les pouvoirs de son détenteur, tant
qu’il est mineur. Là, il est alors préparé, physiquement et psychologiquement à
ses pouvoirs ! Mais, pour je ne sais quelle raison, il se trouve que tes fortes
capacités se sont réveillées un peu trop tôt, et la médaille n’a fait que les
décupler. Et cela aurait pû te tuer, Harry. Et c’est pour ça que, après ce qui
s’est passé à New Castle, il n’était pas étonnant que tu ait passé trois
semaines, inconscient, à l’infirmerie. Quand à la deuxième chose, je pense que,
d’après ce qu’il m’a dit, tu as, en partie du moins, deviné la vérité. Mais je
lui laisserai le soin de t’expliquer le reste, après tout, c’est une affaire de
famille !
- D’accord !
lança l’adolescent, sachant très bien de qui il voulait parler. Et qu’est-ce
qui s’est passé, là-bas, à New Castle ?
- Avant tout, je
voudrais te dire que ce que tu as fait était très irresponsable ! Je vous avais
dit de partir, mais cependant, vous êtes, tous, restés !
- Tous ? Mais je
croyais que Ron...!
- Harry, tu
croyais vraiment que ton meilleur ami allait te laisser seul, face à Voldemort ?
Non, il est resté au manoir, mais lui, en essayant de te rejoindre, il a
malencontreusement rencontré les Mangemorts, et les prisonniers. Ton ami Ron a
eu le bon sens de rester à l’écart des Mangemorts, tandis que toi,
et...”Laurent”, vous faisiez prendre, et il a réussit à attirer l’attention des
prisonniers. Voldemort a été ensuite distrait, par les deux animagi qui ont
soudain débarqués, pour te soutenir, et Fumseck...
- En parlant de
Fumseck, pourquoi Voldemort l’avait-il enfermé ?
- On ne peux pas
tuer un phénix, Harry ! Et quand Fumseck est revenu, après qu’il t’ai apporté
la lettre, Voldemort a compris que c’était plus malin de l’enfermer, pour qu’il
ne puisse plus porter de courrier à qui que ce soit. Mais Fumseck leurs a causé
bien des difficultés. Une cage normal n’est pas un obstacle pour un phénix. Et
il s’est libéré plus d’une fois. Finalement, Voldemort a réussi à l’enfermer
dans une cage d’où Fumseck ne pouvait sortir.
- Euh,
professeur, une question..., je croyais que l’Avada Kedavra...!
- Oui, l’Avada
Kedavra tue ! Tu le sais même mieux que quiconque, pour y avoir échapper plus
d’une fois !
- Mais, alors...!
- Je vois que tu
te demandes ce qui c’est passé ! remarqua Dumbledore, en souriant. Tu sais que
je t’ai souvent dit qu’on ne pouvait rien faire contre la mort. Et bien, il
semble que, une fois de plus, tu m’ait prouver le contraire !
- Hein ? s’étonna
Harry, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire. Comment...?
- La remontée de
tes pouvoirs, combinée, je pense, au pouvoir des larmes de Fumseck, ont, en
quelque sorte, annulé le sortilège, mais, cet effort était trop considérable.
Surtout pour toi ! Tu n’étais pas encore prêt à ça ! Tu as beaucoup de chance
de t’en être sortit vivant !”
Le silence s’installa, simplement troublé, par le
crépitement du feu, dans la cheminée.
“- Bon, sur ce, tu ferai bien de rejoindre tes camarade,
en cours, sauf si tu as des questions ?
- Non, c’est bon
! assura Harry, en se levant.
- Au fait, Harry
! intervint Dumbledore, alors que Harry s’apprêtait à quitter le bureau. Rien
ne t’oblige à aller lui parler tout de suite ! Et, une dernière chose, bien que
je ne sois pas censé prendre partie, en tant que directeur, bonne chance pour
le match de demain ! Autant que la coupe reste chez les Gryffondor, non ?
- On fera ce
qu’on pourra pour la garder encore longtemps !” répondit Harry en souriant,
avant de quitter le bureau.
Harry, sortit du bureau, rejoignit ses amis au cours de Botanique.
Il croisa alors le regard de “Laurent”, qui esquissa un bref sourire. Harry
réfléchissait à ce que lui avait dit Dumbledore, et il décida d’aller lui
parler, après le match contre Serpentard. Là, il aurait tout le temps de lui
parler. Le reste de la journée passa tranquillement. Ron et Hermione
s’abstinrent de lui poser des questions. Les prisonniers avaient tous été
libérés. Mais les cours de Potions étaient toujours annulés, ce qui ne
déplaisait pas à la plupart des élèves.
Ce soir-là, alors que les autres élèves dormaient, Harry,
qui avait toujours avec lui le dossier des archives, tomba enfin sur ce qu’il
cherchait. Un article qu’il avait aperçut, lors de ses recherches avec Ron,
mais auquel il n’avait pas fait attention, sur le coup. L’article, était écrit
en ces termes :
“Fin de tournoi sensationnelle
La cent cinquième édition annuelle de la Coupe
internationale de Quidditch, junior, qui opposait chaque année les meilleures
équipes de Quidditch des différentes écoles de sorcellerie du monde, a été
remportée par l’équipe du collège anglais de Poudlard. Cette année, le tournoi
s’était étendu aux écoles Européennes, et cette cent cinquième édition était
donc la première participation, à un tournoi officiel, de ces jeunes
adolescents anglais, tous âgés entre 12 et 18 ans, qui étaient considérés par
beaucoup, comme les outsiders de la Coupe. Accompagnés de leur directeur, Albus
Dumbledore et du responsable de leur maison, le professeur Minerva McGonagall,
ces sept élèves se sont montrés à la hauteur de leur attente, et même plus.
L’équipe anglaise s’est jouée des équipes adverses, gagnants aisément chacun de
leurs matchs. Mais l’apothéose a été certainement la finale du tournoi qui a
opposé l’équipe anglaise, à celle du Brésil, championne en titre, dix fois de
rang. A l’étonnement général, après un match haletant, qui dura plus de trois
heures, les anglais l’emportèrent, sur le score écrasant de deux cent
quatre-vingt à quatre-vingt- dix. Grâce à l’habileté de leur attrapeur, Conrad
Delarte, et aux réflexes de leur Gardien, et Capitaine, James Potter, les
anglais ont sû s’imposer, devant le public brésilien, où avait eu lieu, cette
année, le tournoi. Nous espérons donc que cette première expérience, plus que
concluante, encouragera les autres écoles européennes à prendre part à ce
tournoi qui a pour but de renforcer les liens entres les sorciers du monde
entier !”
L’article était accompagné d’une photo qui représentait
les sept joueurs vainqueurs, vêtus de robes écarlates, et de leurs accompagnateurs.
Harry n’eut aucun mal à repérer son père qui, sur la photo, devait avoir près
de quinze ans, et tenait la coupe du tournoi.
“Je me disais bien qu’il me rappelai quelqu’un ! pensa
Harry, après avoir posé le dossier sur sa table de chevet. J’en reviens pas que
je n’ai pas compris plus tôt ! Enfin, à priori, c’est ce qu’ils espéraient, que
je ne comprenne pas trop tôt ce qui se passait !”
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